Production de pétrole artificiel


– Les principes scientifiques

Aujourd’hui nous pouvons produire du pétrole à partir des micro-algues. Pour cela nous avons besoin de dioxyde de carbone notamment, d’eau, et des micro-algues. Des algues, nous extrayons le phytoplancton et la cyanobactérie et nous sélectionnons les souches. Nous recherchons les conditions permettant d’accélérer leur développement. Des tuyaux transparents de 8 mètres de haut permettent de multiplier les micros-algues, grâce au CO2 et à la photosynthèse. Les micros-algues sont baignés dans une eau saumâtre enrichie en nitrates et phosphates. Chaque jour la quantité se double. Pour cela on prélève la moitié des quantités des tubes et on les centrifuge. Après les tubes sont de nouveaux pleins. Nous transformons cette la pâte centrifugée pour en extraire le pétrole « bleu » mais aussi l’Oméga 3. L’Oméga 3 est essentiellement extrait pour la revente et le côté financier. La pâte centrifugée contient 2 à 3% d’Oméga 3/6 et 97% de biomasse qui est transformée en pétrole.  Uniquement la vente d’Oméga 3/6 donc des nutriments peut rentabiliser l’exploitation car 1tonne de d’Oméga 3 vaut 56 000€ sur le marché.

Du côté de la pollution cette production est bénéfique car pour produire un baril de pétrole dit « bleu » il  faut 2.2tonnes de CO2 tandis qu’il émet seulement 1.2tonnes de CO2 indirectement car les émissions directes sont réinjectées dans le processus.

Du côté de l’eau, le pétrole « bleu » est aussi moins consommateur car il a besoin de seulement 0.1L d’eau pour produire 1L de pétrole tandis que pour 1L de bioéthanol pour avons besoin  de 1000L d’eau.

– Les entreprises actuellement productrices

Quelques entreprises se sont lancés dans ce défi, notamment des entreprises espagnoles. Plus précisément dans le sud-est espagnol car l’espèce utilisée est largement viable dans cette région où le soleil est omniprésent et facilite la photosynthèse dans les bioréacteurs. De plus des installations industrielles se trouvent pas très loin, ce qui permet de fournir le CO2, qui est la nourriture essentielle des micro-algues. Repsol a affirmé utiliser la micro-algue verte unicellulaire Chlorella.

Dans le cas de BioFuel System, la source de dioxyde de carbone est produite par la cimenterie à côté. L’entreprise utilise les rejets de CO2 pour produire son pétrole « bleu ». Un tuyau de 600 mètres traverse le mur de séparation des deux installations pour se connecter à une série de « bioréacteurs ». C’est dedans que le phytoplancton va se doper par l’apport de CO2 issu des fumées de la cimenterie.Le soleil fait le reste, dans cette région où l’enregistre moins de 40jours de pluie par an. De l’eau est prélevée dans la station de traitement d’eau de mers située près de l’entreprise. L’eau est ensuite réinjectée dans le circuit et le processus reprend. Repsol est une entreprise très similaire à BFS.